La fondation McConnell est traditionnellement considérée comme une fondation anglophone. Nous nous efforçons toutefois d’améliorer la communication dans notre deuxième langue, le français, alors que nous approfondissons notre engagement dans des communauté francophones au Canada. Après avoir été récemment sensibilisés aux nouvelles normes de langage, nous avons compris que nos pratiques actuelles devaient évoluer. Nous avons donc étudié diverses approches d’écriture inclusive, en particulier celle du langage épicène (c’est-à-dire de genre neutre). Nous avons ensuite décidé de modifier notre guide de rédaction interne. Nous avons également fait des recherches pour aborder les questions de race et d’identité de genre.

Voici nos recommandations pour une rédaction épicène. Nous tenons à remercier Basile Groussin, Julie Médam, Marie Lachance et Will Prosper pour leur aide précieuse.

 

 

Ce guide présente les techniques de rédaction épicène recommandées pour la Fondation McConnell. Il reprend les recommandations officielles de l’Office québécois de la langue française (OQLF) et du gouvernement du Canada, tout en précisant certaines règles.

Mise à jour : février 2019

 

1. La formulation neutre

Lorsque possible, reformulez les phrases en utilisant des noms, des adjectifs et des pronoms qui ne sont ni féminin, ni masculin.

Êtes-vous citoyen canadien?
Avez-vous la citoyenneté canadienne?

Les architectes formés depuis dix ans ont une approche multidisciplinaire.
Depuis dix ans, la formation des architectes est devenue multidisciplinaire.

 

2. Les doublets, suivant l’ordre féminin-masculin

Précisez systématiquement les formes féminines et masculines d’un nom ou d’un pronom.

Les Québécoises et les Québécois
Les étudiantes et les étudiants
Toutes et tous, chacune et chacun

Nous recommandons d’utiliser les doublets suivant l’ordre féminin-masculin. L’adjectif ou le participe suivant le doublet s’accorde alors avec la forme la plus proche (accord de proximité).

Les étudiantes et les étudiants inscrits
(Plutôt que : Les étudiants et les étudiantes inscrites)

Lorsque le doublet est identique, privilégiez la formule longue et répétez le déterminant devant chaque doublet.

La titulaire ou le titulaire du poste
(Plutôt que : Le ou la titulaire du poste)

Afin de ne pas alourdir les textes, il est accepté de répéter le doublet avec un pronom masculin pluriel.

Le vote des sénateurs et des sénatrices aura lieu la semaine prochaine. Ils et elles auront alors l’occasion de s’exprimer sur le sujet.
Accepté : Le vote des sénateurs et des sénatrices aura lieu la semaine prochaine. Ils auront alors l’occasion de s’exprimer sur le sujet.

Dans le cas où une phrase est composée de plusieurs doublets, vous pouvez privilégier les doublets pour les appellations particulières (sujet) et conserver le masculin générique pour les appellations générales (complément d’objet).

Les chercheuses et les chercheurs ont présenté leurs conclusions aux étudiantes et étudiants.
Accepté : Les chercheuses et les chercheurs ont présenté leurs conclusions aux étudiants.

 

 

3. La féminisation des titres

À l’écrit et à l’oral, utilisez les termes féminins pour décrire les métiers, les fonctions et les qualités des femmes. De nouvelles formes féminines ont fait leur apparition ces dernières années et mélangent parfois les rédacteurs par exemple, écrit-on poète ou poétesse, rectrice ou recteure?. En cas de doute, consultez le répertoire de noms masculins et féminins de l’OQLF.

 

 

4. Solutions de rechange

Les communicateurs progressistes ont recours à plusieurs solutions pour signaler un langage de genre neutre. La fondation McConnell a décidé de ne pas utiliser de formes tronquées, comme : les étudiant.e.s, les expert(e), les auteurEs, les agent-e-s, les évaluateurs/trices, un ingénieur H/F. Bien qu’il s’agisse d’une technique très répandue dans le langage courant, les formes tronquées ne sont pas recommandées par le milieu de la recherche car elles nuisent à la lisibilité des textes.

La fondation McConnell a également décidé d’éviter les formes féminines telles que : entraîneure (au lieu de : entraîneuse), administrateure (au lieu de : administratrice). Le suffixe -e est parfois utilisé pour constituer de nouveaux féminins mais ceux-ci entrent en concurrence avec les féminins traditionnels. Vous pouvez vous référer au répertoire de noms masculins et féminins de l’OQLF pour vérifier les mots au besoin.

Note : les exemples cités ci-dessus sont tirés de la Banque de dépannage linguistique de l’OQLF et de Travaux publics et Services gouvernementaux Canada.