L’un des concepts centraux de Cities for People est la ville en tant que bien commun, lisez l’article d’Alex Gillis sur le partage des ressources financières et du pouvoir.

Toujours selon M. Agyeman, il faut aller au-delà de l’idée d’économie du partage pour explorer des approches qui sont axées sur la culture et la politique plutôt que sur le commerce et l’économie, et qui s’inspirent de notre conception générale des biens urbains communs affectés. Il croit que les biens urbains communs connaissent un recul. Internet, par exemple, serait un bien commun menacé. M. Agyeman soutient que nous avons besoin de la neutralité du réseau Internet.

Le concept de « biens communs » est apparu 800 ans avant l’arrivée d’Internet, mais il est toujours aussi révolutionnaire qu’à ses débuts. Les biens communs désignent des lieux et des ressources qui peuvent être partagés par tous. Ce principe a toujours été contraire à la privatisation et à la marchandisation des lieux et des ressources. L’origine du concept de biens communs remonte à la Magna Carta et à la Charte de la forêt, toutes deux rédigées au 13e siècle pour atténuer la famine et la souffrance causées par l’appropriation des forêts et des rivières par la noblesse.