Sème l’avenir s’efforce d’améliorer la vie des agriculteurs et agricultrices, d’accroître la biodiversité et de favoriser la souveraineté dans le domaine des semences et de l’alimentation. Ce sont tous là des éléments indispensables à la santé des gens et des écosystèmes qui nous soutiennent.

 

Sème l’avenir collabore depuis plus de 30 ans avec les Canadiennes et Canadiens, ainsi qu’avec des partenaires en Afrique, en Asie et en Amérique latine dans le but de soutenir la biodiversité, la souveraineté alimentaire et les droits de ceux et celles qui sont à la base des systèmes alimentaires résilients, c’est-à-dire les femmes, les peuples autochtones et les agriculteurs et agricultrices à petite échelle.

Ces travaux sont devenus encore plus urgents à l’époque des changements climatiques. En effet, les engrais et les pesticides émettent des gaz à effet de serre, et pourtant, ils sont trois fois plus utilisés qu’avant dans le secteur de l’agriculture canadienne. Il en résulte une agriculture « à intrants élevés et à rendement élevé » : intrants élevés, car les agriculteurs et agricultrices doivent acheter et utiliser de nombreuses ressources, et rendement élevé, car le but ultime est d’avoir des cultures qui produisent beaucoup.

 Il ne s’agit pas là d’un modèle durable et les agriculteurs et agricultrices du pays sont confrontés à plusieurs problèmes interdépendants. L’agriculture est devenue tellement coûteuse que la dette collective des agriculteurs et agricultrices s’élève aujourd’hui à 106 milliards de dollars. Ces derniers sont aussi très vulnérables, puisque les grandes entreprises agroalimentaires contrôlent de plus en plus l’approvisionnement en semences, celles‑ci étant à la base de toutes les cultures. Au cours du dernier siècle, la biodiversité agricole a diminué de 75 %, ce qui rend le secteur de l’agriculture particulièrement à risque face aux répercussions des changements climatiques.

Depuis 2013, Sème l’avenir collabore avec des agriculteurs, des agricultrices, des chercheurs et des chercheuses de partout au Canada dans le but de sélectionner des cultures qui poussent bien dans les climats locaux sans produits chimiques nocifs, et ce, en veillant à ce que les agriculteurs et agricultrices puissent exercer un contrôle sur leurs semences.

Sème l’avenir veut aider ces derniers à créer une nouvelle diversité en veillant à ce qu’ils adaptent leurs cultures aux changements environnementaux afin que leur ferme puisse devenir une banque génétique vivante. Il importe de procéder à une sélection végétale en tenant compte des éventuelles conséquences des changements climatiques. Une des meilleures stratégies consiste à pratiquer une agriculture à faibles intrants. Les pratiques actuelles impliquent beaucoup de combustibles fossiles, augmentent les émissions de carbone, sont toxiques pour les gens et la planète, et rendent l’agriculture très coûteuse. Réduire les intrants permet donc aux agriculteurs et agricultrices de réaliser des économies importantes, en plus d’être très bénéfique pour l’environnement.

 L’organisme Sème l’avenir met actuellement en application tout ce qu’il a appris sur le plan communautaire dans le but de mobiliser les Canadiens et Canadiennes autour d’une alimentation saine, sûre et durable. Il fait aussi équipe avec l’Union nationale des fermiers pour exprimer clairement l’urgence d’agir face à la crise climatique. Enfin, il travaillera avec des décideurs et des décideuses pour aider le Canada à atteindre les cibles de l’Accord de Paris sur le climat quant à la réduction des émissions de carbone. L’agriculture doit faire partie de la solution. Les agriculteurs et les agricultrices peuvent nous nourrir et nous aider à sauver la planète.

« L’alimentation est un des outils les plus puissants à notre disposition si nous voulons améliorer les moyens d’existence et soutenir l’intendance environnementale. » Jane Rabinowicz, directrice générale de Sème l’avenir

La fondation McConnell a octroyé une subvention de 491 000 $ à l’organisme Sème l’avenir par l’entremise du Fonds d’innovation sociale.