Common Wealth est une entreprise qui souhaite améliorer l’accès à la sécurité à la retraite. Elle s’efforce notamment de le faire dans le secteur sans but lucratif canadien.

Common Wealth a été fondée en 2015 dans le but d’aborder le manque de sécurité à la retraite. Elle travaille avec des syndicats, des associations professionnelles et des groupes d’employeuses et d’employeurs pour offrir des régimes de retraite collectifs aux travailleuses et travailleurs qui n’ont pas accès à des régimes traditionnels.

L’entreprise collabore actuellement avec une coalition de fondations, d’organismes sans but lucratif et de leaders de ce secteur pour mettre sur pied le régime de retraite Common Good. Celui-ci permettra de répondre aux besoins des deux millions de personnes qui travaillent dans le secteur sans but lucratif canadien, la moitié d’entre elles n’ayant pas accès à un régime d’épargne-retraite au travail. L’épargne moyenne des Canadiennes et Canadiens qui s’approchent de l’âge de la retraite et n’ont pas de pension d’une employeuse ou d’un employeur ne s’élève qu’à 3 000 $.

Les personnes qui font du travail à la pige et celles qui n’ont pas une relation traditionnelle avec une employeuse ou un employeur auront accès au régime Common Good. Ce dernier a été conçu précisément pour que ces personnes puissent l’amener avec elles d’un emploi à l’autre. Un autre objectif est d’aider les gens à conserver leurs prestations gouvernementales. Il est important d’éviter que celles-ci soient récupérées de leur épargne. C’est pourquoi le régime de retraite Common Good a été élaboré autour du Compte d’épargne libre d’impôt (CELI).

Une collaboration intersectorielle entre les entreprises, les travailleuses et travailleurs, les employeuses et employeurs, les organismes sans but lucratif et le gouvernement aide à créer un régime de retraite efficace. Plus de 100 employeuses et employeurs de 12 provinces et territoires appuient le régime de retraite Common Good, et nous espérons que celui-ci touchera jusqu’à 50 000 travailleuses et travailleurs au cours des quatre ou cinq prochaines années suivant sa mise en œuvre.

Les gouvernements ont un rôle à jouer au moment de faire la promotion de la sécurité à la retraite. Ils peuvent par exemple créer des structures appropriées à la mise en place de régimes d’épargne-retraite, financer la création de tels régimes ou encore, adopter des lois obligeant les employeuses et employeurs à inscrire les personnes qui travaillent pour eux à un régime. Au Canada, la coalition derrière le régime de retraite Common Good souhaite que le gouvernement devienne partenaire du régime pour qu’il puisse atteindre l’ampleur nécessaire et aider le plus de gens possible.

« Nous avons mené une étude pour la Banque mondiale pour savoir comment les régimes de pensions canadiens sont devenus parmi les meilleurs au monde. La collaboration entre les entreprises, les travailleuses et travailleurs, les employeuses et employeurs, les organismes sans but lucratif et le gouvernement est l’une des raisons que nous avons trouvées. Nous avons tenté de reproduire certaines de ces collaborations réussies pour le régime de retraite Common Good, en mettant l’accent sur le secteur sans but lucratif. » — Alex Mazer, co-fondateur de Common Wealth

La fondation McConnell a octroyé une subvention de 161 000 $ à Common Wealth pour appuyer le régime de retraite Common Good.
*Les statistiques sur le manque de sécurité à la retraite au Canada proviennent de l’Indice d’accessibilité financière de BDO Canada.