Le Salon 1861 – Donner une nouvelle vocation à un édifice à valeur patrimoniale

le salon 1861L’Église St-Joseph, dans la Petite-Bourgogne, est l’un des plus vieux édifices religieux à Montréal. Construite par les Sulpiciens et achevée en 1861, elle est devenue un pilier essentiel d’une communauté locale dynamique. Cependant, près de 150 ans plus tard, l’Église St-Joseph était grandement sous-utilisée en raison du déclin de la pratique religieuse au Québec.
Natalie Voland, de la société immobilière Quo Vadis certifiée B Corp, y a vu une occasion intéressante. Elle a discuté avec des représentants des secteurs commercial, à but non lucratif, universitaire et municipal, dans le quartier et autour, pour créer une vision commune de la façon dont l’église pourrait être transformée en centre communautaire polyvalent tout en conservant sa fonction historique, soit celle de rassembler les gens. Une entente a été conclue en 2015; Mme Voland et des investisseurs privés, dont la fondation de la famille J.W. McConnell, sont alors devenus les nouveaux propriétaires du superbe bâtiment néo-gothique. Ce partenariat est soutenu par un conseil consultatif composé de tous les groupes d’intervenants qui ont participé à la définition du projet.
L’espace revitalisé, appelé le « Salon 1861 », appuie l’écosystème montréalais florissant qui réunit des innovateurs sociaux, des entrepreneurs et des développeurs économiques. Il offre un espace partagé de travail et accueille des ateliers, des événements et des activités de réseautage. En collaboration avec l’Université McGill, il fournit aux étudiants et aux chercheurs des occasions d’apprentissage appliqué. De plus, il entretient des partenariats actifs avec plusieurs organisations locales, y compris un centre d’entraînement physique et le Centre communautaire Tyndale St-Georges, qui offre des programmes éducatifs aux jeunes et aux adultes.
La fondation de la famille J.W. McConnell s’est jointe au partenariat, considérant le projet comme une vision novatrice pour donner une nouvelle vocation à cette partie vitale de l’histoire de Montréal dans l’intérêt public.