Cet automne, La fondation McConnell, La Caisse d’économie solidaire, la Fondation Chagnon et la Fondation Saputo ont annoncé la création d’un nouvel outil financier conçu pour soutenir l’essor de l’économie sociale et des organismes qui travaillent au mieux‑être des communautés. Appelé la Garantie solidaire, cet outil offre 15 M$ en garantie pour permettre à des organismes communautaires, des entreprises d’économie sociale, des coopératives et des organismes à but non lucratif du Québec d’obtenir un prêt. Si le modèle connaît du succès, et trois projets en bénéficient déjà, la Garantie solidaire pourrait être mise en place dans d’autres provinces.

« Notre but était de trouver une solution aux difficultés vécues par les organismes qui ne réussissent pas obtenir des banques le capital dont ils ont besoin pour se développer », explique Erica Barbosa-Vargas, directrice de la finance des solutions à La fondation McConnell.

Habituellement, les organismes qui ne font pas partie du secteur privé ou du monde des affaires peinent à obtenir du financement auprès des banques en raison des risques perçus par celles‑ci. Le modèle d’affaires des organismes sociaux varie grandement de celui des entreprises à but lucratif. Leurs sources de revenus sont différentes et souvent moins prévisibles. Un grand nombre de ces organismes sont néanmoins robustes et durables à long terme, et ils ont besoin de capital pour, notamment, accéder à la propriété, acquérir de l’équipement et embaucher du personnel afin de pouvoir réaliser leur mission sociale ou environnementale à plus grande échelle.

Voici les trois premiers projets qui ont obtenu du financement dans le cadre de la Garantie solidaire :

  • La Pépinière – Espaces Collectifs, un organisme sans but lucratif voué à la création, la promotion et l’exploration d’approche participative dans le domaine de l’aménagement urbain.
  • ALPABEM, un organisme de Laval qui souhaite soutenir les familles de personnes souffrant de maladies mentales.
  • Buffet Accès Emploi, un service de traiteur qui offre des emplois et de la formation à des personnes marginalisées.

Pour avoir accès à la Garantie solidaire, les organismes doivent prouver la viabilité économique de leur projet et leur capacité à rembourser le prêt. Les organismes qui se prévalent de la Garantie solidaire doivent verser à leur endosseur des frais de garantie représentant 1 % par an du montant cautionné initialement, calculés selon la durée du cautionnement. Ces frais s’ajoutent aux frais de crédit liés à l’emprunt, versés à la Caisse d’économie solidaire. Les organismes qui souhaitent soumettre une demande doivent le faire auprès de cette dernière.