Nicolina_blog photo frBeaucoup de choses ont changé depuis le lancement de notre série de blogues lancée il y a tout juste six mois. Tristement, Paris a été le siège d’attentats terroristes, des innocents sont morts et le niveau d’insécurité mondial a augmenté de quelques crans. Pendant quelques jours, plusieurs journalistes ont demandé si la conférence sur le climat pourrait toujours avoir lieu. Plusieurs ont craint que le climat de peur et d’incertitude ne prenne le dessus sur le climat de la planète. Alors qu’on peut se demander ce qui constitue la plus grande menace pour l’humanité entre le terrorisme et les changements climatiques, il semble que cette polarisation n’a pas lieu d’être.

Ils sont en effet de plus en plus nombreux pour établir des liens entre ces deux menaces. Ban Ki-Moon (interviewé par Radio-Canada à Malte samedi 28 novembre) affirme que si on néglige les changements climatiques, leurs effets dans certaines régions du monde peuvent frustrer des populations entières et offrir un terrain propice à la radicalisation. C’est d’ailleurs en utilisant les termes ‘multiplicateur de menaces’ qu’une étude du Pentagone (octobre 2014) considérait les changements climatiques comme catalyseur de plusieurs maux, dont la montée du terrorisme. Restrictions de l’accès à l’eau et à la nourriture, déplacements massifs des populations, aggravation de la pauvreté, augmentation de l’instabilité politique, tous ces impacts peuvent à leur tour créer des conditions favorables à l’émergence de groupes terroristes. Ainsi, les discussions sur la paix mondiale ont tout lieu de se tenir côte à côte avec celles sur le climat, et les 147 chefs d’état présents à Paris ont une responsabilité énorme face à l’humanité entière pour trouver des solutions au réchauffement de la planète.  

paris rain

Des solutions, il en existe une panoplie et de nombreux acteurs de tous les milieux prennent les devants pour les exposer et les mettre en oeuvre. Notre série de blogues a présenté des points de vue de dix partenaires qui s’affairent à contribuer à une économie faible en carbone en développant des solutions sur plusieurs plans.

  • Sustainability CoLab propose aux entreprises de rejoindre un groupe de leaders en matière de durabilité en entreprise et les accompagne pour la mise sur pied d’un programme de réduction des émissions de carbone.
  • Climate Smart Business accompagne les entreprises à mesurer leurs émissions et à suivre un plan de réduction grâce à un logiciel convivial.
  • Clean Energy Canada met de l’avant la transition économique largement amorcée vers l’économie verte, en analysant le portrait des énergies propres et en construisant des alliances nouvelles pour cette transition.
  • La Commission de l?écofiscalité du Canada produit des analyses pour une nouvelle économie au Canada basée sur des réformes fiscales.
  • QUEST engage les municipalités pour mettre sur pied des programmes énergétiques adaptés et efficaces.
  • L’Institut Pembina travaille de concert avec les communautés autochtones et le secteur industriels pour élaborer des solutions nouvelles.
  • The Toronto Atmospheric Fund développe un modèle d’affaires pour que les propriétaires puissent embarquer plus rapidement dans le train de l’efficacité énergétique des bâtiments.
  • Équiterre propose des solutions pour les citoyens, à travers le cocktail transport et l’efficacité énergétique.
  • Copticom soutient des organisations et réseaux dans le déploiement de stratégies et de communications pour aller vers un développement durable.
  • The Natural Step engage des acteurs du secteur pétroliers à envisager un nouveau futur basé sur des émissions réduites en carbone.

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Grâce au travail de tous ces organismes, on connaît mieux les solutions pour réduire les émissions de carbone sur la planète. Quelques-uns d’entre eux sont à Paris pour la conférence. À l’aube des pourparlers, ils étaient optimistes: le gouvernement canadien récemment élu a mis les changements climatiques sur sa liste de priorité. Et le 27 novembre, le premier ministre a annoncé une aide de 2.65 milliards sur cinq ans pour aider les pays en développement à lutter contre les effets climatiques. Les risques des changements climatiques requièrent  des engagements importants et concrets. J’espère que les décideurs à Paris feront honneur à tous ceux qui travaillent pour des solutions, prendront en considération tous les effets négatifs qu’ils peuvent éviter, et miseront sur tous les effets positifs qu’un climat plus stable aura sur la paix mondiale.

 

Cet article fait partie de la série En Route Vers Paris. Sur la route menant à la Conférence de Paris, nous avons créé une série d’article sur les initiatives pancanadiennes qui valorisent une économie faible en carbone. Dans cette série de blogues, nous avons invité des experts avec qui nous collaborons au sein dans le secteur ‘Économie et Énergie’ à partager avec nous leurs réflexions. Notre objectif est de soutenir ces initiatives qui visent à transformer le discours sur la question du climat pour illustrer tout ce que l’on gagne avec le développement durable. Cliquez ici pour voir d’autres articles dans la série.