Vision stratégique

Le sport va bien au-delà des jeux auxquels nous jouons. Il contribue à réunir des gens de contextes divers et à un mode de vie sain, en plus de favoriser la participation et la fierté civiques.

Le programme Sport et développement de La fondation reflète et appuie la vision d’un réseau de leaders communautaires qui souhaitent utiliser activement des programmes sportifs pour aider à bâtir des communautés plus résilientes.

À propos du programme

Au Canada, le mouvement Sport et développement renvoie à des projets sportifs qui utilisent le sport pour bâtir des communautés saines. Il forme la prochaine génération de leaders et influence tous les niveaux de gouvernements à mettre en place des politiques plus vigoureuses et inclusives en matière de sport.

Ce n’est pas d’hier que La fondation offre son soutien à des projets sportifs communautaires. Nous avons eu un impact positif en:

  • amorçant une discussion entre les décideurs et les leaders communautaires
  • influençant la création d’une politique provinciale et d’une politique nationale axées sur le sport
  • appuyant le développement des compétences des leaders et entraîneurs communautaires

De 2011 à 2015, nous avons collaboré avec la Fondation Trillium de l’Ontario sur plusieurs projets, notamment une initiative visant à intégrer un financement destiné au sport local aux fondations communautaires.

La période de financement du programme Sport et développement est désormais terminée. Nous avons appris beaucoup de choses et nous continuerons de partager le savoir issu des approches sportives communautaires avec certains intervenants clés. Ces derniers incluent les fondations de sports professionnels, les associations d’entraîneurs et les communautés s’étant engagées envers la participation des jeunes.

Financement total octroyé : 7,7 millions $

Leçons clés tirées du programme Sport et développement

  • Les programmes sportifs communautaires ont des répercussions considérables sur la santé et les résultats scolaires des jeunes. Ils aident les nouveaux arrivants à s’intégrer aux communautés canadiennes, ils représentent une solution autre que l’adhésion aux gangs de rue et ils favorisent la participation communautaire.
  • Il est possible d’augmenter l’efficacité d’un programme en recrutant et en formant des adolescents bénévoles qui agiront comme entraîneur auprès des plus jeunes. Environ la moitié de tous les bénévoles canadiens ont commencé à faire du bénévolat dans le domaine du sport et des loisirs. Cela agit comme catalyseur pour les orienter plus tard vers une foule d’autres activités bénévoles. La participation active de jeunes bénévoles améliore donc l’incidence des programmes, en plus d’apporter une contribution à long terme au secteur bénévole.
  • Le groupe « Le sport est important » a mis sur pied un réseau efficace qui regroupe des leaders nationaux et communautaires du domaine sportif, sans toutefois créer d’organisme. Cela peut servir d’exemple pour d’autres réseaux nationaux qui souhaitent étendre leur influence sans gérer de ressources.
  • Les projets sportifs communautaires sont rassembleurs. Ils regroupent des gens qui travaillent dans les domaines de la promotion de la santé, de la prévention du crime, de l’éducation et de l’aide aux immigrants.
  • Le programme Sport et développement s’est avéré un grand succès, à la fois dans les communautés locales et sur le plan des politiques nationales. Par contre, certains problèmes demeurent. Il est difficile d’intégrer des modèles prometteurs des les établissements qui régissent et financent le sport au Canada. Un changement de mentalité est donc indispensable.
  • Certains praticiens communautaires modifient leur modèle de prestation de services, adoptant une approche plus locale et s’éloignant par le fait même de l’utilisation d’experts externes pour créer des programmes sportifs. Les citoyens peuvent ainsi utiliser leurs propres talents et ressources pour élaborer des programmes et avoir un impact sur leur communauté.
  • Il existe une capacité non exploitée, celle de laisser la conception et la gestion de programmes à des jeunes. Un changement de mentalité important devra avoir lieu au sein de la communauté sportive pour que l’on puisse mettre cette capacité à profit.
  • Les praticiens sportifs et universitaires conçoivent la recherche et son utilisation de manière très différente. Il serait à l’avantage de tous de combler l’écart entre ces deux cultures.
  • Les organismes sportifs communautaires sont pour la plupart autofinancés. Ils se fient au soutien des parents et de la communauté plutôt que sur des subventions gouvernementales. Par conséquent, les stratégies futures d’accroissement de l’ampleur devraient tenir compte de deux facteurs : les entreprises sociales et les obligations d’impact social.