Strategic Vision

Le chemin est long vers la durabilité. Il est aussi tumultueux et intimidant. C’est pourquoi il est préférable de le commencer jeune. Et pour qu’un changement d’envergure se produise, il faut un élément indispensable : du savoir. C’est là que Ma rue verte entrait en jeu : en verdissant le chemin à emprunter.
Ma rue verte était un programme national qui permettait aux jeunes d’acquérir des connaissances, des compétences et des comportements pour aider à bâtir un avenir durable. Ces derniers participaient activement à des projets qui ont un impact, en collaboration avec leur école et leur communauté. Ils pouvaient ainsi découvrir non seulement le monde qui les entoure, mais aussi comment prendre soin du monde dont ils hériteront.

À propos du programme

La stratégie initiale de Ma rue verte était d’appuyer des organismes du secteur bénévole proposant des programmes éducatifs de qualité sur la durabilité qui répondaient aux besoins des élèves et des enseignants. Toutefois, même si les objectifs et les valeurs fondamentales de Ma rue verte sont demeurés les mêmes, sa stratégie a évolué au fil du temps.

Le programme a voulu faire plus que simplement combler les lacunes dans le curriculum scolaire de l’époque. Il souhaitait offrir quelque chose de plus concret, engageant et, au bout du compte, efficace.

Voici ce qu’il a fait:

  • Il a créé des « espaces » physiques et virtuels où des relations de travail solides pouvaient prendre forme, où des approches d’éducation prometteuses pouvaient être mises à l’essai et où l’on pouvait avoir accès à des programmes éprouvés d’organismes environnementaux.
  • Il a créé un réseau en ligne pour faciliter le soutien et l’échange entre les participants du programme et de nombreux joueurs. Cela a favorisé l’innovation locale et l’apparition d’un mouvement national.

L’engagement est la clé d’une éducation réussie. Il aide les jeunes à devenir des citoyens actifs qui travaillent pour un avenir durable.

Le programme Ma rue verte s’est conclu en 2010. La Fédération canadienne des enseignantes et des enseignants a mis sur pied ImagineAction pour lui faire suite.

Financement total octroyé : 10 millions $

Leçons clés tirées du programme Ma rue verte

  • Les jeunes apprennent lorsqu’ils s’engagent dans le processus d’apprentissage. L’apprentissage engagé mise sur la passion des élèves et leur donne espoir pour l’avenir. On facilite l’engagement en :
    • créant des occasions d’agir
    • nouant des relations (avec des gens et des lieux)
    • utilisant du contenu intégré pour favoriser la compréhension de « grandes notions ». Les projets réalisés conjointement par l’école et la communauté constituent le véhicule idéal pour ce genre d’engagement.
  • Il est indispensable de soutenir l’engagement des enseignants. Ces derniers représentent le cœur de l’éducation engagée. Nous avons appris cela dès le début du programme, lorsque nous avons ciblé les élèves à l’aide de la télévision et d’Internet, ce qui n’a pas fonctionné. Les élèves n’étaient pas en position d’influencer le genre de programmes mis en œuvre par leur école. Les enseignants sont donc rapidement devenus le public cible et une différence notable a pu être observée.
  • Une collaboration entre une école et une communauté offre des avantages à toutes les parties concernées. Le secteur bénévole appuie de manière importante les élèves et les enseignants, et vice versa. Les jeunes représentent une ressource incroyable (et souvent peu utilisée) pour les communautés.
  • Les organismes du secteur bénévole spécialisés dans l’offre de programmes éducatifs donnent un appui considérable aux écoles. Ils participent de manière essentielle à la conception globale des programmes. Par contre, il est important de veiller à ce que ce soit la voix des élèves et des enseignants qui porte le plus, car eux seuls peuvent définir leurs besoins.
  • Des normes culturelles en matière d’éducation ont plus de chances de limiter l’efficacité de l’éducation sur la durabilité que le curriculum provincial. L’approche voulant que les élèves demeurent assis à un bureau pendant que l’enseignant fait face à la classe n’est plus d’actualité. Elle n’a rien pour galvaniser le changement. Il est important de créer des espaces propices à l’innovation.
  • L’éducation doit utiliser de manière égale les forces des élèves, des enseignants et des communautés. C’est un préalable pour une transformation réelle.
  • Des innovations locales peuvent se répandre sur un réseau de soutien et d’échange grâce à de bons outils de communication en ligne. Il s’avère toutefois assez difficile de créer un forum virtuel fonctionnel capable de répondre aux besoins des différents participants.
  • L’éducation est une compétence provinciale au Canada. Les provinces devraient donc communiquer davantage les unes avec les autres. Ils pourraient ainsi apprendre beaucoup. Présenter l’expérience québécoise au reste du Canada a entraîné des avantages considérables, notamment l’adaptation et la dissémination d’approches élaborées dans la province.
  • L’innovation en éducation est un processus sans fin. Il faut constamment réajuster les programmes pour s’adapter à un paysage évolutif.