Strategic Vision

Les arts permettent de développer la pensée et de découvrir de nouvelles façons d’apprendre, en plus de réunir à la fois les gens et les communautés.
GénieArts utilisait donc les arts pour influencer l’apprentissage et bâtir un système d’éducation plus inclusif. En apprenant dans le cadre d’un processus créateur, les élèves pouvaient développer leur pensée critique et devenir des agents de changement.
GénieArts a prouvé qu’il est possible de créer un avenir meilleur pour nos écoles et nos élèves en combinant la créativité et l’engagement communautaire.

About the program

Le programme GénieArts a été mis sur pied en 1998, à une époque où le soutien des arts dans le domaine de l’éducation publique faisait l’objet de coupures importantes. Le programme visait à contrer cette tendance et à utiliser les arts pour donner naissance à un mouvement national novateur en éducation. Il a donc réuni des artistes, des enseignants et des élèves pour créer quelque chose de puissant.
Imaginez utiliser la musique pour enseigner les mathématiques, ou encore, créer une murale pour étudier l’histoire. Au cours d’une décennie, GénieArts a permis à 500 000 élèves de participer à des projets du genre et d’en tirer profit. L’impact positif du programme sur l’engagement des élèves et la pratique des enseignants est indéniable.

GénieArts est désormais un réseau composé d’organismes artistiques, éducatifs et communautaires qui fonctionnent à l’échelle locale, régionale et provinciale. Ils agissent ensemble comme un forum de recherche et d’innovation, ils se partagent des idées et du mentorat, et ils collaborent pour participer à des initiatives des secteurs public, privé et universitaire.

Les outils et les ressources du programme GénieArts sont toujours disponibles sur le site GénieArts Libre, qui est appuyé par le Réseau des arts pour la jeunesse et une coalition pancanadienne de 16 partenaires.

Financement total octroyé : 10,7 millions $

Leçons clés tirées du programme GénieArts

  • GénieArts a catalysé l’engagement des élèves et eu un impact positif sur les résultats scolaires et le taux de décrochage.
  • GénieArts était un outil de nivellement dynamique pour les classes variées d’aujourd’hui, puisqu’il permettait à des élèves de capacités différentes d’apprendre ensemble.
  • Ce sont les enseignants, les artistes et les élèves qui créaient conjointement les projets GénieArts. Ces derniers incluaient souvent un contenu local unique, ce qui va à l’encontre des programmes « préemballés » offrant un contenu bien établi. Cette approche souple et sur mesure a suscité l’intérêt continu des partenaires locaux, qui devenaient souvent d’ardents défenseurs du programme.
  • Les élèves aidaient à façonner les projets GénieArts. Ces derniers documentaient souvent des points de vue personnels sur l’environnement ou d’autres préoccupations. L’élève pouvait ainsi mieux comprendre la place qu’il occupe dans le monde.
  • GénieArts est passé d’un concept à un ensemble de projets de démonstration, pour ensuite devenir un programme national. Ce processus a engendré des notions utiles pour l’élaboration d’autres programmes.
  • GénieArts a attiré plus de 450 commanditaires et bailleurs de fonds sur les scènes locale et régionale, mais trouver des partenaires nationaux s’est avéré plus difficile.
  • GénieArts a permis de tirer des leçons sur la manière de travailler avec des intermédiaires pour gérer des programmes et bâtir des réseaux. Il ne s’agit pas d’un modèle optimal, bien que ces derniers apportent des contributions valables au programme. Les partenaires du programme en sont venus à la conclusion que GénieArts devait être un organisme distinct pour mieux fonctionner.
  • GénieArts a aussi apporté un vent de changement à l’extérieur de la classe et peut être utilisé à des fins plus vastes de développement communautaire. Des enseignants de la Saskatchewan ont adapté l’approche GénieArts pour mettre sur pied « TreatySmarts », un programme qui utilise à la base l’apprentissage expérientiel et la création artistique conjointe pour étudier le processus canadien des traités.
  • Un résultat paradoxal a pu être observé dans les débuts du programme. Les résultats scolaires d’une école métisse du nord de l’Alberta ont chuté considérablement, alors même que des données empiriques indiquaient que le programme avait un impact positif sur l’estime de soi des élèves et la culture de l’école et de la communauté. Voici donc les leçons apprises : un changement peut causer des bouleversements à un certain niveau et cela peut nous empêcher de voir les transformations qui ont lieu plus en profondeur au sein du système. L’école a éventuellement affiché le taux d’amélioration le plus élevé de son district et a servi d’exemple pour des écoles autochtones de partout au pays.
  • Le Conseil canadien sur l’apprentissage a créé un poste de chercheur en résidence au sein du programme GénieArts, ce qui a permis à ce dernier de réaliser une étude novatrice sur l’engagement des élèves. Cette étude a aussi eu des implications sur la gestion du savoir dans d’autres domaines, notamment l’apprentissage grâce au service communautaire.